Un post pour un poète

13 06 2008

Un lecteur nous a laissé un commentaire au post « L’amour au temps de Abbas », nous avons apprécié ses rimes savamment troussées tandis qu’il nous narre comment il a troussé sa belle… Son poème méritait un post!

Parler d’une membrane, en guise de prologue,
Bêtement recousue par le gynécologue,
Est bien sot, mais hélas, nos us sont ainsi faits,
Que ne plus être vierge est un vilain forfait.
Pour la jeune fille, préserver son hymen,
Est un calvaire auquel elle doit dire amen.
Il vaut mieux conserver le précieux capital,
Que de le réparer, au bloc, à l’hôpital.
Quantité de moyens existent, par bonheur,
D’atteindre le plaisir sans perforer la fleur.

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Orgasme et système d’exploitation

25 12 2007

 » L’orgasme féminin c’est comme un puissant O.S qui a besoin de RAM dédiée, pour y arriver il faut vider le cache, ne pas faire du multitasking, et ne penser à rien… »





Moussaka, loukoums et mes amours d’été… Par Splendindira

30 08 2007


Je reviens de vacances sereine et gonflée à bloc. Pas l’ombre d’une trace de maillot à l’horizon, sauf le strict minimum requis. Avec les étés, j’ai appris à dompter le Lancaster et les bretelles du maillot pour être raccord sur tout le corps.

Est-ce l’air de la méditerranée qui m’a donné cette mine radieuse ? Ou bien les airs que me chantaient les méditerranéens ? Toujours est-il que j’ai adoré jouer les Aphrodites des îles Ioniennes domptant dieux, demi-dieux et héros de la mythologie grecque.

Il me souriait depuis mon arrivée, je pouvais lire sur ses dents « Miam de la chair fraîche ! » mais je n’en pensais pas moins de lui. Il eut l’intelligence de sympathiser d’abord avec le grand frère pour tâter du terrain ; le grand frère est archi-cool et sa petite sœur est libre de ses mouvements, et accessoirement de son corps.

Ufuk était turc, en vacances sur cette île grecque pour la seconde fois, comme tous les turcs qui entament une tentative d’approche avec moi, il me dit tout de go dans son anglais trop chou de turc : « je suis musulman, tout comme toi ! » OHHH c’est bien mignon de me le rappeler alors que je tenais à la main un cocktail nommé Orgasm et que mon trikini-rikiki me rentrait dans les fesses dès que je marchais.

Ufuk était drôle, il faisait tout pour attirer mon attention et adorait charmer les foules, son charisme était proportionnel à la taille de ses pecs luisants. Mon frère, jaloux, le soupçonnait d’ailleurs de s’enduire d’huile même le soir. Moi, temps que c’était lisse et brillant, je me foutais que ça soit grâce à Johnson & Johnson, quoique j’avoue préférer les torses légèrement poilus (ça c’est pour pas complexer la majorité d’entre vous !).

IL dansait comme un Dieu, et pouvait par la grâce de ses hanches et l’aérodynamisme de ses triceps imiter et surpasser Ricky Martin dans ses meilleurs moments, cela suffisait pour séduire la vacancière que j’étais qui profite de ce seul moment de l’année où je suis plus regardante au Q qu’au QI.

Cela faisait déjà 3 jours qu’il me tournait autour pour m’attirer derrière un rocher, un parasol, où n’importe quel lieu à l’abri des regards… Mon frère l’a d’ailleurs surnommé le « derviche derwiche ».

J’avais une seule réponse à la bouche « Thursday », pour Jeudi, il me disait ne pas comprendre pourquoi je lui imposais ce délai, pourquoi reporter au surlendemain ce que l’on pouvait faire le jour-même. Je n’étais tout simplement pas techniquement accueillante (spéciale dédi aux filles qui comprendront plus vite). A Jeudi donc.

Le jeudi soir, au Malibu Bar, Before incontournable de l’île, j’empruntais un stylo bic au barman chauve qui ne cessait de répéter à mes nombreux soupirants que je n’acceptais pas les verres offerts par des inconnus (technique d’approche réservée en général aux thons), et je griffonnais une carte au trésor au verso d’un mouchoir en tissu, avec la mention « @ 1 PM ». Je le lui ai discrètement glissé dans la paume de la main tout en jouant les inconnues et j’ai disparu dans la foule.

Une amie me prêtait sa hutte pour une culbute (pardon mais la rime en valait le coup), car mon frangin bien que cooool n’allait tout de même pas accepter que je reçoive dans notre chambre. J’ai quand même pris la peine de lui subtiliser deux tarbouches turcs goût framboise au cas où le turc me ferait le coup à la dernière minute de « j’ai pas de capuches ».

La copine me dit de prendre tout mon temps, mais comme je n’avais surtout pas envie de me réveiller dans ses bras je lui ai demandé de toquer à la porte à 2 heures PM pour nous virer.

Il m’attendait patiemment derrière un bosquet prêt à me bondir dessus, et me suivi dans la chambre comme un amant maso bavant devant sa maîtresse SM. A la lumière tamisée de la chambre à coucher, je vis en lui arrachant sa chemise, qu’il se rasait l’entre-pecs à coup de Gillette, et que cela avait légèrement repoussé, en pics bien drus… Tsss… Suffisant pour me faire redescendre…

Tandis qu’il me déshabillait avec ardeur le téléphone sonna, c’était la maman de ma cop’s espagnole qui cherchait Sara car elle avait laissé dans la chambre de sa fille la clé de la sienne, elle me demanda gentiment si elle pouvait venir la récupérer TOUT DE SUITE ! J’ai eu pour réflexe de ramasser toutes les affaires du derviche en deux secondes, de les mettre en boule dans ses mains et de le foutre nu comme un vers à la porte tandis qu’il claironnait, « please a kiss, just a kiss ». Hein??!!! En état de CRISE alors qu’il faut garder son sang froid, il me demande de l’embrasser ??!

Mon désir ne se contrôlant pas et Gillette m’ayant coupé l’envie de me frotter à lui, j’ai passé le restant du séjour à l’éviter. Mes amis n’en comprenaient plus rien :

« Hey Splendi, where’s your Turkish Delight ? » que l’on peut traduire littéralement en français par « Hey Splendi, où est ton Loukoum ?? ».

Puis j’ai connu Dimitris, beau comme Adonis, ses grands yeux verts sur son teint bronzé et ses cheveux noirs fins étaient une insulte à tout ce que peut compter l’humanité comme mâles.

  • «My name is Dimitris Kokkikunis»
  •  » Well, can i call you Kuni?

J’ai quitté les bras de Kuni il y a trois jours, il me manque à m’en donner des frissons, je revois nos photos avec nostalgie et tristesse.

Il était vraiment merveilleux mon amoureux de vacances, et j’aurais bien réécrit L’Illiade et L’Odyssée avec lui.

PS: Pour la petite histoire, Ufuk ne nous a jamais croisé Kuni et moi, et beaucoup de gens se sont pris au jeu lui indiquant Splendi un peu partout dans l’île tandis qu’il me cherchait. Il appela plusieurs fois dans la chambre de Sara qui lui trouva son ultime surnom  » Turkish Chewing gum« .





Leçon n°67

12 08 2007

Aubade

Je vais succomber. Je l’annonce ici publiquement. IL sera le dernier à le savoir et le premier surpris. Que ceux celles qui ont des objections le disent ici ou se taisent à jamais jusqu’à la fin de l’été.





Education sexuelle et premiers émois… Par Splendindira

12 08 2007

SAS Gérard de Villiers

Je pris part ce soir à une énième discussion sur « les marocains et le sexe« , ciblée particulièrement sur une génération des 22-32 ans qui seraient d’après certains le maillon qui pourrait faire la différence vers plus d’ouverture, puisque la cassure est bien nette. Nous n’avons pas le même rapport au sexe que les générations précédentes.

Nous nous sommes tous accordés à dire que nous n’avions jamais eu à proprement parler d’éducation sexuelle, et que nous avons tous plus ou moins découverts sur le tas, sans que cela ne fasse l’objet de dialogue ni avec la famille (chose impossible), ni avec les proches dont on redoutaient les jugements.

De fil en aveux, j’ai découvert que nous n’étions pas si différentes à ce dîner, pour nous toutes et pendant toutes les années jusqu’à environ notre majorité, nous n’en parlions jamais, et nous avons toutes été éduquées dans le déni. Le sexe étant dans la culture général une chose sale et impure, répugnante, et le simple fait d’en parler ou de poser sainement des questions constituerait déjà un premier pas vers un comportement déviant.

La majorité fracassante des demoiselles présentes étaient passées par un lycée français ou étranger du Maroc et se retrouvaient donc à l’époque entre le marteau social et l’enclume bienveillante de l’éducation national d’un pays étranger basée au Maroc, dont le souci majeur était de faire de ces « indigènes » de futurs occidentaux. Nous avons evoqué avec délectation et malice les cours de « Sciences Nat » où nous faisions semblant de rougir devant nos autres camarades lorsque nous entendions les mots verge, vagin et autre éjaculation, mais nous étions toutes ouïes lorsque le prof expliquait en détail le processus de l’érection.

J’écoutais ces demoiselles deviser les yeux mi-clos, je me suis envolée, j’empruntais déjà les sentiers de la perdition mémoire pour revenir à cette fameuse période où je découvrais « La Chose ». Je n’en savais rien, à part qu’il fallait fermer les yeux lorsque deux personnes de sexe opposé se frôlaient de trop près à la télé, puis j’entendais les chuchotements des cousines plus vieilles qui en savaient déjà trop, et les films érotiques sur lesquels je tombais par accident et que je zappais en insultant l’oeuvre du diable, mais en ayant les yeux suffisamment grand ouvert pour en capter le maximum. J’étais consciente que dans « nos pays » cela était beaucoup plus grave qu’en dessus de la Mediterrannée.

En pré-ado solitaire et comme beaucoup d’esseulés de cet âge, je lisais énormément dévorant les vieilles bibliothèques mités des parents, du « J’élève un enfant » édition 1980 au Larousse des Cocktails de 1986 et c’est là que je trouvais par hasard les cartons du grand frère et sa quarantaine de SAS.

Dans ma vie de femme il y eut un avant et après SAS.

SAS pour « Son Altesse Sérenissime », initiales dont je n’ai trouvé les explications qu’aujourd’hui en cherchant l’illustration de mon post, SAS pour Malko Linge, l’amant de mes 13 ans, le héro d’une série de romans érotiques d’espionnage écrite par Gérard de Villiers et qui me donna de solides notions de géographie et de sexualité. Malko et ses femmes étaient mon unique référence en la matière et les enseignements tirés de leurs scènes érotiques sont encore aujourd’hui imprimées dans mon inconscient et auraient certainement dictés plus d’un de mes comportements sexuels. SAS suscitait l’extase, l’interdit, la honte, la culpabilité, le désir, et aida à découvrir le plaisir… solitaire.

Je rouvris les yeux, elles étaient encore là, j’avais l’oeil luisant et vif et le sourire en coin de celles qui revenaient d’autres cieux plus coquins. Je réalisais honteuse qu’à l’évocation de SAS j’en étais « pavlovement » émoustillée. Elles avaient changé de sujet pour parler de chiffons et de chaussures comme pour s’en débarasser ou comme si à nos âges existait encore une gêne.

Nous autres marocaines*, nous n’avons peut-être pas eu d’éducation sexuelle mais en autodidactes nous avons su palier à ce vide par nous même, même si aujourd’hui quelques bugs subsistent encore dans l’inconscient féminin collectif.

*Marocaines : citadines, urbaines, modernes, actives, eduquées et pas voilées (quoique…)

(Précisions pour les futurs réactions du style : « prends pas ton cas pour une généralité »)





Désir d’intensité : Mon cadeau de vacances… By Kalidéesse

8 08 2007

Manix intensify gel

 Vu que je ne fais pas partie des chanceuses qui quittent la ville en vacances, je passe ma commande de Nouuel : laquelle d’entre vous peut me ramener ça dans ses valises? D’après Esha c’est le pied! et Splendi dit qu’elle n’en a pas besoin. Moi, j’aimerais vraiment essayer et je ne crois pas que je vais le trouver en pharmacie ici. Esha, Splendi!! Ayez pitié de Kali qui reste à Casa et qui va se coltiner des ploucs-la-ville en puissance. Je veux pas de douk les cadeaux bidons que vous me ramenez genre les tongs havaianas (qui se vendent ici!) ou le paréo grec à franges, je veux le Manix Intensify Gel. Entre-temps moi je suis en repérage pour dénicher l’hurluberlu  l’heureux élu qui en profitera.

 





Virginité : Quand TelQuel racole, les ventes décollent… Par Splendindira

29 07 2007

TELQUEL

Dans son édition du 28 juillet 2007, Tel Quel a encore trouvé une couverture aguicheuse et subversive qui donne envie d’acheter et de consommer de suite.

Le sujet, déjà moult fois repris par la presse féminine ces dernières années, a donné lieu à un dossier de plusieurs pages, saupoudré de témoignages, d’avis d’experts (en l’occurence des sexologues) et d’analyses plus ou moins claudiquantes de journalistes tentant de faire de ce thème quelque peu réchauffé, une nouveauté éditoriale dans la presse marocaine.

Alors cette fameuse virginité? Je serai tentée de blaguer, « c’est comme les extra-terrestres, on en parle beaucoup mais on n’en voit jamais! »

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