L’amour au temps de Abbas El Fassi

9 05 2008

Dans notre « plus beau pays du monde », comme dirait l’autre, nous avons aussi notre lot de contradictions, pays de la schizophrénie déclarée et assumée, haut lieu de l’hypocrisie sociale auto-proclamée et antre des paradoxes des plus flagrants, la presse nous a récemment annoncé l’arrivée de « La pilule du lendemain ».

Quelle avancée majeure pour la femme marocaine moderne, qui après s’être fait avortée illégalement dans des conditions les plus ignobles, peut désormais compter sur la pilule magique presque tout droit sortie d’Harry Potter.

Si l’on doit se référer à nos lois, nous sommes sensées être « vierges » jusqu’au mariage, puisque les relations sexuelles hors mariage sont prohibées, mais des vierges, à Casallywood, nous n’en connaissons pas. Par contre, ce que nous savons avec certitude, c’est que les avortements pour grossesse hors mariage sont légions.

Bien que formellement interdits aussi par la Loi, l’avortement se pratique en toute illégalité, et ce souvent, dans des conditions abominables et la plupart du temps dans des lieux qui relèveraient parfois plus d’un garage de voitures à une clinique, il est vrai néanmoins que cela se pratique aussi dans des cliniques privées dernier cri.

Dans ce même élan hypocrite et pour justifier la mise sur le marché d’un produit pareil, le laboratoire justifie ce médicament comme étant une solution aux grossesses non désirées et en particulier aux viols!

Alors, cette pilule du lendemain est-elle un ultime pied-de-nez à la morale et à la loi? Ou un outil de plus pour la femme mariée lui permettant de planifier ses grossesses et ce, avec la pléthore de préservatifs goût framboise ou vanille, nervurées ou ultra-fins qui se vendent en pharmacie, avec en prime, le super lubrifiant goût chewing-gum?

Toujours est-il que ce n’est pas demain la veille, que la femme célibataire sera libre d’avorter quand bon lui semblera, et qu’entre-temps nous sommes contentes de compter sur un « parachute » de plus (sans mauvais jeu de mot) qui pourrait nous éviter bien des frayeurs.





Génération Bridget Jones

6 05 2008

Une fois n’est pas coutume, à Casallywood on écoute désormais… DU RAP!

Que celle qui ne se reconnait pas dans les paroles nous jette la première pierre…

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Enz – Génération Bridget