Présente moi ta maman je te dirai qui tu es…

19 02 2008

Sa mère ou Moi

Café LP – Dimanche 18 heures 30

Elles sont jeunes et jolies. Doivent avoir entre 23 et 28 ans. Toutes attablées à côté, la promiscuité fait que j’entends tout ce qu’elles disent. Mon iphone annonce un Hotspot WIFI qui ne marche pas, mon rendez-vous traine. Mes oreilles trainent aussi puis je m’imagine Freud se retourner dans sa tombe.

Il parait que la saison des mariages démarre en juin et approche à grand pas et il est désormais presque impossible de trouver couturier, traiteur, orchestre(s), décorateur, etc. Les mères jubilent et prennent les choses en mains, car il est de rigueur que ce soit elles qui organisent et invitent…

Il semblerait que la guerre commence en février, puisque le bras de fer démarre. A coup d’exemples et d’illustrations, elles citent des couples qu’elles connaissent. L’une d’entre elles raconte sa propre histoire.

La plus « sage » commente, elle dit que le clash est inévitable pour les familles aux *éducations* différentes, entre celles qui sont encore à vouloir à tous prix inviter 600 personnes, et le clan d’en face, plus moderne, qui ne veut pas démordre d’un petit 150 convives.

Celle qui pleure son expérience, retient son souffle, et déglutit.

« Tout est sujet à discorde lorsque l’on prépare un mariage, et la pomme c’est le couple qui l’avale mal. »

La couleur de la bâche est un motif de dispute qui prend des proportions inconsidérées, désormais, la mère du jeune homme menace, « Si ce n’est pas comme je veux, non seulement je ne viendrai pas mais mon fils non plus!« .

Je repense à toutes les discussions que j’ai eu à ce sujet avec mes amies, nous en étions arrivées à la conclusion, qu’au Maroc, le complexe d’oedipe aurait un nouveau sens, utilisé à la base pour désigner les mioches de 2 ans qui veulent épouser leur mère, cette théorie se retrouve aujourd’hui mise à mal par le mâle marocain.

Celle qui a un chignon négligé sur la tête, qui tient comme par magie autour d’un stylo bic, n’a pas parlé de toute la conversation. Je crois que ça l’agaçait. Elle reproche à la malheureuse de ne pas avoir appliqué la règle : « Présente moi ta maman je te dirai qui tu es« . D’un haussement d’épaules elle lui explique que son flair est désormais infaillible et qu’elle a pour habitude de scruter dans les élans mère-fils de ses petits-copains des gestes de dépendance malsaine, ou d’over influence.

Chignon, lâcha une vérité générale : « Celles qui croient avoir la paire de ciseau magique et pensent qu’elles finiront tôt ou tard à faire de leur homme un Homme, se mettent le doigt dans l’oeil ».

La pythie a parlé.

Nous avons tendance à sous-estimer le pouvoir destructeur de ce genre de rapports sur un couple, pourtant c’est un phénomène de société qu’il faut savoir prendre en considération avant d’envisager une relation sérieuse avec un homme. Le « triangle amoureux » finit par être invivable et la victime est toujours la même…

… Il ne lui restera que ses belles tenues d’un mariage avorté.

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25 responses

19 02 2008
hmed

mmmmmmmouais …
J’avoue que j’ai bcp d’amour pour ma mère mais de là à ce qu’elle régisse ma vie …
Ca m’etonnerait que ce soit encore le cas de bcp de gens.

19 02 2008
waaayli

hmed tu m’épouses?

19 02 2008
tequiladrenaline

@ hmed : Renseignez vous Monsieur Champion ! (pardon je suis endoctrinée par Gad… 😉 ) Es tu bien sûr que le syndrôme de la belle-mère soit une maladie éradiquée des causes de capotages de couples ?! Moi j’en doute fortement… Je dirai même que je suis assez d’accord avec « Chignon » et qu’avant d’envisager une relation sérieuse avec un homme il faut apprendre à connaître sa Môman et surtout vérifier la nature de leurs relations… Je connais tellement de couples qui ont implosé pendant les préparatifs du mariage pour cause de belle mère envahissante…
Par contre, je pense que l’on est un tout petit peu féministes sur ce coup là et qu’on oublie de dire que nos mères à nous ne sont pas toujours ni des anges, ni des cadeaux et qu’elles savent aussi pourrir la vie de notre cher et tendre quand elles l’ont décidé…

19 02 2008
hmed

moi jdis que c’est juste une légende urbaine et que la belle maman a bon dos 🙂
@waaayli : quand tu veux 😛

20 02 2008
tequiladrenaline

@ hmed : Tu verras le jour où tu devras te marier comme elle va te paraître soudainement très réelle la légende urbaine…

20 02 2008
EshaDesyr

@hmed : Légende urbaine …. ? ça dépend de quel coté du miroir tu te situe … Pour ma part, tout à fait dac avec Kalideesse !
je te propose de mettre ton « zizi » de coté et d’enfiler une petite « foufoune » 6 petits mois …. tu m’en redira des nouvelles mon grand 🙂

21 02 2008
Altor Ege

@ EshaDesyr, Hmed va avoir du mal à enfiler une « foufoune » si il met son « zizi » de coté. 🙂

21 02 2008
Bélier

Esha !!!!

Enfiler une “foufoune” 6 petits mois de suite !!!
Les meilleures étalons l’enfilent Quelques heures , pas plus !!
Bien évidement, à supposer qu’ils sont Multi-orgasmique !

21 02 2008
tequiladrenaline

Conseil à Esha : utiliser des mots tels que « revêtir » afin d’éviter des remarques machistes à vocation humoristiques telles que les deux précédents commentaires et qui nous éloignent du débat : les mecs sont ils capables de couper le cordon ?!

21 02 2008
Altor Ege

@ tequiladrenaline Pas à vocation humoristique mais humoristiques tout court et absolument pas machiste en ce qui me concerne. Mais je ne t’en veux pas, tu ne me connais pas et tu ne pouvais pas savoir.
Puisqu’on parle de Freud dans ce billet je rappellerai que le choix des mots n’est jamais un hasard et souvent ( pas toujours ) un révélateur ou un indicateur. Ce qu’a dit EshaDesyr était drôle c’est tout. Je n’ai pas orienté le débat sur ce sujet et J’aurais tout aussi bien relevé un jeu de mot sous jacent dans un contexte non sexuel . Je ne commenterai donc pas la proposition de « revêtir » 🙂 .
Quand au débat proprement dit, vous parlez particulièrement de mecs qui ont eu une éducation dans laquelle on n’a jamais coupé le cordon non plus. Quand un enfant nait on coupe le cordon parceque c’est vital et il y’a derrière ce geste la symbolique très forte de couper aussi le cordon entre la mère et l’enfant et de permettre à l’enfant de quitter cette symbiose qui n’est plus vitale et qui serait même mortelle . l’éducation doit être tournée vers l’émancipation et il n’y a qu’à regarder autour de soi l’exemple des animaux pour voir cette vérité. Mais dans les cas que vous citez, avec CES garçons point d’émancipation, surtout pas, ceux-la sont couvés pour la vie. Tu remarquera que ces mères ne donnent pas la même éducation aux garçons et aux filles. Pour le garçon une grande permissivité et énormément de prévenances il n’a pas le temps de vouloir que la mère se précipite pour satisfaire son désir. La fille elle a un autre régime, plus de contraintes et moins de tolérance. Ensuite quand ces filles sont grandes et qu’elles veulent épouser ces garçons ça ne colle pas, l’imprégnation de l’éducation maternelle est telle que c’est foutu. Va demander à un coq en pâte de plus de 18 ans de faire quelque chose, parle lui de la parité homme femme 🙂 🙂 🙂 🙂 🙂 alors qu’il n’a qu’a soupirer ou faire une grimace pour que sa mère alerte tous les spécialistes de la ville. 🙂 . Tu ne fera jamais pour lui autant que sa mère.
Le lien maintenu pas ces mères au dépit de la raison est une liaison tellement forte que même la Bombe H ne peux rien y faire.
A la question :quand les garçons couperont ils le cordon ? je réponds certains, jamais. ça leur est impossible, si le cordon n’a pas été coupé au bon moment il ne peut plus l’être, jamais !
Pour finir sur une note d’optimisme, il reste les autres enfin espérons. 🙂

22 02 2008
tequiladrenaline

@ Altor : bon visiblement si tu penses que je n’ai pas su relever le caractère humoristique de ton com, c’est que toi même tu n’as pas trouvé le mien très drôle… Donnes tu des cours du soir ?! 😉 Mais je suis quand même plutôt contente de moi puisque finalement tu es entré dans le débat et que tu nous as bien détaillé ton point de vue ! Il est d’ailleurs très intéressant de connaître ta façon de voir les choses et surtout de la comparer à un individu qui nie le phénomène puisqu’il s’y trouve totalement immergé.
Moi pour éviter les fifils à leur môman, je fais la sortie des orphelinats… (ceci étant bien sûr une blague… 😉 )

22 02 2008
tequiladrenaline

@ Altor Ege : suis très déçue, me suis précipitée sur ton lien pour lire tes écrits et mieux te découvrir et là… rien… J’espère que ce vide sera bientôt réparé… 😀

22 02 2008
5estrellas

Oui mais quand même ; j’ai connue des femmes qui élaboraient les projets concernant leur couples non pas avec leurs partenaires mais, tien toi bien, avec leurs mamans. Des femmes qui insistent pour prendre l’avis de la mamma sur pratiquement tout. Sur la marque de la lave linge ou sur la couleur de la cuisinière qu’elles comptent s’acheter ! Oui le mari doit couper le cordon mais l’ennui est que la femme veut plutôt inverser l’oedipe c’est-à-dire elle veut que le mari résout son oedipe non pas en tuant symboliquement le père mais en trucidant littéralement sa pov’ maman ! Venons en au vif ! Quand le problème se pose et ça arrive je te l’accorde car des mères possessifs et protectrices cela existe ; mais dans ce cas de figure c’est la mère ‘qui est une femme comme tout un chacun peut constater’ je veux dire que c’est la femme qui développe un inceste platonique envers son fils ! Dans cette affaire là on peut facilement deviner qui parmi les deux sexes est à blâmer. Etant moi même du sexe masculin, je sais bien que les garçons ressentent dés un age relativement précoce, le besoin d’échapper au chaperonnage de leurs mères! Il commencent, a titre d’exemple, par refuser de se faire accompagner a l’école par leur maman et perçoivent cela comme un acte avilissant…c’est une nécessité chez le garçon de se révolter contre la maman poule qui veut à tout prix continuer a couver ses petits bonhommes. Cela va sans dire que la fille elle, durant toute sa vie, ressentira toujours le besoin de se confier à sa maman et de se blottir contre elle ! Donc tout ce qu’il y’a c’est que la mariée veut a tout prix avoir l’exclusivité absolue sur son pigeon euh je voulais dire son époux et quand la belle mère s’affranchit des desseins peu louables de sa chère belle fille alors elle passe a l’attaque et là c’est la lutte a couteaux tirés entre les deux femmes de la vie de chacun de nous. mais dans la plupart des cas elle laisse son enfant voguer de ces propres voiles et laisse la complète responsabilité a sa belle fille dans la réussite ou la déchéance de son ménage !

25 02 2008
EshaDesyr

@Tequiladrenaline : Merci pour le conseil, mais je ne suis pas là pour débattre d’un quelconque débat psycho maternaliste mais plutôt pour donner mon avis, dont, je reste encore maitresse de mes mots .
@Altor Ege : Je te felicite pour ton post, tu as relevé tout ce qu’il y avait à relever et tes propos sont justes!
Et si on allait faire un tour du coté de la cour « maternelle » ? afin de laisser les « Adultes » débattre de ce sujet plus sérieusement à leur manière ….

25 02 2008
Gandishamadulte (enfin...je crois)

Bonsoir,

Bon allez, j’me lance… au risque de paraître puéril !

En fait j’ai lu plusieurs le texte, et les 2 neuronnes qui se battent péniblement en duel dans mon hémisphère cérébral n’ont pas toujours pas tranché ! Vous évoquez deux travers en les amalgamant et en semblant les confondre :

– les sempiternelles embrouillamini entre belles-familles sont une chose tellement classiques qu’elles en deviennent à mes yeux consubstantielles de la figure du couple.
– l’attirance « oedipienne » des garçons à l’endroit de la chose maternelle n’est pas forcément malsaine et elle est loin d’être l’apanage de notre adoré pays (oedipe lui même, le dépositaire de la marque était Grec). D’ailleurs, sans doute poussée par un élan de mysandrie mal placé, vous n’évoquez pas le complexe d’Electre (équivalent féminin du complexe d’oedipe) et ignorez la souffrance de ces jeunes mariés, fatigués d’entendre leur dulcinée ressasser à longueur de journée des « papa ceci, papa cela, si papa était là…. » !!!!

Quitte à vous fatiguer avec une lapalissade, je ne résiste pas au plaisir de vous rappeler que la nature est ainsi faite que la mère à ceci de particulier qu’elle entretient avec son enfant un rapport particulièrement ambigu (rupture du cordon, allaitement mamaire…) et que cet état de fait a des conséquences plus marquées chez le fils. Je vous souhaite de connaître le bonheur de la maternité et piaf d’impatience à l’idée de relire le même billet écrit du point de vue d’eshamaman… Mais bon, là je m’éloigne…

Car en fait ce qui est vraiment choquant dans votre texte c’est la conclusion que vous en tirez. D’abord en qualifiant ce phénomène, vieux comme la mythologie greque, de « phénomène de société », hyper-temporel par définition. Mais plus encore en invitant vos lectrices à en tenir compte dans les critères d’appreciation de l’homme qu’elles ont en face d’elles. Je me suis frotté les yeux et ai relu. J’ai cru rêver : vous integrez tellement le travers que vous dénoncez, que vous vous l’appropriez et le mettez inconsciemment en oeuvre ! Et le remède que vous préconisez est pire que le mal que vous combattez.

Mon propos n’est évidemment pas d’enfermer le couple dans un rapport manichéen et d’exonerer tous les hommes et leurs momans de responsabilités. Un couple qui déraille à raison de telles futilités est un couple qui aurait de toute façon déraillé. Si j’avais encore l’inspiration d’une envolée lyrique je vous aurais dit que « l’amour est plus fort que tout et blablabla et blablabla » et cela aurait été bien vrai.

A votre tour, ne souffrez pas d’une once d’autocritique et admettez que parfois, l’utilisation à outrance des « travers de belle maman » est une excuse bien utile pour éviter de se poser la question des responsabilités partagées dans l’echec du couple.

Amitiés.

Ps : Maman, je t’aime à la folie !

26 02 2008
Hmed

chuis pas immergé dedans !!
enfin … j’espere !

5 03 2008
Malik

Ouaaah ! Gandishamadulte m’a scotché! Quelles belles paroles, et bien pesées. S’il pouvait parler de temps en temps à Gandishamenfant qui sévit sur d’autres blogs …

5 03 2008
Gandisham

Malik, en fait tu vois, faut que je te dise un truc.

J’étais sur une super rampe de lancement et mon avenir était tout tracé. Tout me souriait dans la vie et ce que je touchais se transformait en or…Jusqu’à cette maudite année ou le destin a voulu que nos chemins se croisent. Et depuis patatrac…l’or se transforme en merde, et tu sais combien ce que je dis est vrai, je t’entends déjà rigoler !

Tout ça pour dire que le gandishamenfant n’est qu’une posture contrainte par la bassesse de ton niveau. Dis autrement, si je fais pas le débile tu ne me comprends pas. Donc je m’adapte…

6 03 2008
Malik

Gandienfin,

à force de t’adapter, je me demande si tu n’es pas resté scotché …

17 03 2008
Gandisham

Salut les filles,

Bon vais encore me faire déchirer, mais en ma qualité de porte-parole autoproclammé de votre lectorat impatient, je vous informe qu’il nous tarde de vous lire de nouveau prochainement…

23 03 2008
une marocaine

Moi je dis celui qui finance le mariage a le droit d’ouvrir sa bouche les autres la ferme!!! C’est radical mais efficace.
Comme me le répétait ma mère quand j’ouvrais la marmite sans autorisation : « deux personnes ont le droit de le faire, celui qui paye les courses et celle (j’aurais été tenté d’écrire celui mais bon vous connaissez la chanson) qui cuisine. Les autres pas touchent »
Dans la famille on applique aussi cette maxime quand un enfant nait. Pour choisir le prénom personne ne s’en mêle. Il n’y a que les parents qui ont le droit de donner un prénom à leur progéniture.

Comme ca tout le monde est content.

25 03 2008
Gandisham

L’argent…encore l’argent, toujours l’argent…

2 04 2008
kb

Très pertinente l’intervention de gandisham…

Il est vrai que d’une part notre « norme » culturelle dans la responsabilité de l’échec tend presque toujours la palme à « l’autre » …norme qui se retrouve jusque dans la plus anodine de nos expressions du genre « mcha 3lia ‘ttobis » ou bien « l’kass t’haress » agrandissant du coup le champ lexical de l’autre jusqu’à la chose qui devient comme par magie douée de volonté propre dotée en plus d’un d’esprit malveillant
D’autre part nous perpétuons dans la relation du couple l’amalgame perceptif de l’altérité dans la relation parent/enfant qui tend à assimiler nos enfants d’abord par l’appartenance.
J’avoue que j’ai mis longtemps (j’ai grandi dans le même moule sociétal…mais je me soigne quand même) à comprendre ce dire de khalil Gibran que je trouve criant de vérité

« Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont fis et filles du désir de Vie en lui-même »

Dire qui me pousse aujourd’hui à dire « l’enfant dont je suis le père » à chaque fois que je suis mené à définir ma fille que j’aime non pas parce qu’elle m’appartient mais juste pour ce qu’elle est.

Kb…rattrapant le bus

2 04 2008
7didane

Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
L’Archer voit le but sur le chemin de l’infini, et Il vous tend de Sa puissance pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
Que votre tension par la main de l’Archer soit pour la joie ;
Car de même qu’Il aime la flèche qui vole, Il aime l’arc qui est stable.

7didane, Le prophète

29 05 2008
monanima

…je viens de tout lire : on commence par l’amour et le mariage, on passe par les zizi et les foufounes, et on termine par l’argent…elle n’est pas belle la vie…..

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